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Comment CouchSurfing, AirBnB et Spartan Race ont (un peu) créé Ubios !

L’automne est bien là, les premiers jours frais sont là pour nous le rappeller.   Ce fut un été rocambolesque pour Ubios. Pleins de beaux développements dont je ne peux pas vraiment vous parler (pour le moment), mais nos 2 grandes nouvelles de septembre en sont un très joli avant-goût.  En effet, nous sommes depuis 1 mois installé à la maison Notman dans le cadre d’InnoCité et l’annonce de Québecor comme 1er investisseur!  (Je serai d’ailleurs à La Sphère le 3 octobre 13:00 pour en parler.)  Ce fut donc un été de fourmi pour Ubios!   Puisque je ne suis pas vraiment parti en vacances cet été – c’est la vie de start-up – j’ai eu envie de partager un souvenir de voyage qui a contribué à accélérer le développement d’Ubios.

Si vous avez voyagé à l’ère de l’économie collaborative, vous avez surement regardé AirBnB ou CouchSurfing en quête de la perle rare en phase avec votre budget. Moi aussi, je le fais toujours. Pour sauver un peu de sous, bien sûr, découvrir une ville par la lorgnette de ses habitants, mais surtout parce que ces sites mettent des gens en contact. Et quand on devient ami avec des gens rencontrés dans ces réseaux, ça donne parfois lieu à de belles aventures. Suffit d’y être disposé. C’est ce que j’ai fait.

En 2009, j’ai croisé Megan. Je voyageais beaucoup à l’époque et j’utilisais CouchSurfing; je payais donc au suivant en accueillant des voyageurs dans mon humble demeure. Quelques années plus tard, j’ai eu envie de tester mes habiletés de descente dans les Rocheuses et c’est elle qui m’a accueilli à son tour, à Vancouver. Très vite, cette relation d’entraide éphémère s’est transformée en véritable amitié.

En 2013, je pars participer au mariage de mon ami Simon – mon camarade de défis électroniques – fraîchement installé au Japon. Histoire de joindre l’agréable à l’agréable, je me suis offert une petite escale de quelques jours à Vancouver pour participer à une course Spartan Beast, une passion que nous avons en commun Megan et moi.  Elle-même globetrotteuse, Megan continuait à ouvrir sa porte aux voyageurs, et cette fois elle avait une chambre à louer sur AirBnB. Lors de mon séjour, elle hébergeait aussi un Français. « French invasion ! », qu’elle me dit en rigolant.

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Anthony Desbois à Vancouver lors d’une de nos courses d’entraînement!

Pour être honnête, je ne me souviens plus tellement de ma course, mais je me rappelle par contre très bien de mes discussions avec ce coloc temporaire, qui se trouvait à être développeur en électronique embarquée. Non seulement Anthony comprenait exactement où je m’en allais avec mon thermostat, il avait aussi des ambitions entrepreneuriales ! Le CV était parfait : une belle feuille de route en France, un niveau de compétences évident, un gars super sympathique en plus d’être un excellent compagnon d’entraînement.  Plusieurs échanges de mails – et conversations Skype – plus tard, Anthony Desbois s’est joint à moi et a commencé à faire des allers-retours entre Montpellier et Montréal. C’était le début d’Ubios ! Le produit commençait à exister.

Si cette rencontre n’avait pas eu lieu, aurais-je réussi à trouver quelqu’un comme Anthony en passant par les voies traditionnelles du type offre d’emploi? J’en doute fort. Au stade du développement d’Ubios, il ne pouvait s’agir que de ce genre de rencontre, impossible par un processus RH traditionnel. C’est pourquoi j’ai, un temps, pensé que sans CouchSurfing et AirBnB le parcours d’Ubios aurait été différent. C’était même ce que j’allais vous écrire au départ.

Mais au final, si ça a beaucoup pesé dans la balance, c’est surtout le fait d’avoir saisi des opportunités. J’aurais pu, comme tout le monde, voler de Montréal à Tokyo ; à la place, j’ai décidé de me faire plaisir en participant à une course Spartan. Ensuite ? J’ai juste rencontré la bonne personne, au bon moment. Je peux probablement trouver une anecdote intéressante et unique pour tous les gens qui composent aujourd’hui le cœur de notre start-up, sauf que pour certains, cela remonte à plus de 20 ans !

Et, en passant, pas besoin d’aller au Japon pour provoquer le destin ! Il suffit de prendre un petit détour, de participer à un événement professionnel où on pense ne connaître personne, de provoquer de nouvelles rencontres, de prendre part à des discussions en ligne (sans jouer les trolls)… «Go out and get lucky», chantait Daft Punk. Ça s’applique aussi aux entrepreneurs!

This Post Has One Comment
  1. Un bel hommage que tu me rends Mathieu et j’en suis extrêmement touché. Les prémices d’UBIOS avec toi furent une expérience mémorable, aussi bien technique que sur le plan humain. Je suis fier d’avoir un véritable ami comme toi aujourd’hui et c’est certain que sans tous ces liens comme tu le dis si bien dans cet article, nous nous serions jamais croisés.

    Je souhaite longue vie à UBIOS avec ce projet extra que tu as entre les mains.

    Amicalement,

    Anthony

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